C’est une atteinte ouverte à la profession de journaliste, puisque les quatre hommes de médias ont été arrêtés dans l’exercice de leur profession. Il nous revient qu’ils se sont rendus sur le site où s’est déroulé le déguerpissement de près de 10 000 familles il y a 3 semaines, dans le but de réaliser des reportages. Alors qu’ils ne volaient faire que leur travail, le sous-préfet de Douala 2ème avait mobilisé une importante unité de gendarmes pour procéder à leur arrestation. On ignore le lieu où ils ont été conduits. Parmi les journalistes arrêtés, figure Vanessa Ngadi Kwa de France 24.
Selon Reporters Sans Frontières, le Cameroun poursuit sa longue marche arrière en matière de liberté de la presse et fait désormais partie des pays les plus dangereux pour l’exercice du journalisme sur le continent. Le nombre pléthorique d’organes de presse souvent mis en avant par les autorités ne suffit pas à assurer un environnement favorable aux médias, et il n’est pas rare que les journalistes subissent détentions arbitraires et poursuites, notamment devant des tribunaux militaires ou des juridictions spéciales.


