L’Ukraine est en lambeaux après plusieurs attaques russes ce 24 février. La situation qui remet donc au goût du jour l’incapacité de l’Europe à se montrer efficace en situation de crise au regard des actions de médiation entamées.
Le vent de la terreur souffle en Ukraine depuis ce 24 février 2022. Après plusieurs tirs de missiles russes dans la capitale ukrainienne, Kiev est le théâtre des échanges nourris entre soldats russes et ukrainiens précisément dans la partie Nord. A ce stade on déplore d’au moins 137 Ukrainiens et plus de 300 blessés dans ces affrontements sanglants. La capitale ukrainienne est encerclée de part en part par la Russie. Le Kremlin est visiblement en voie de décapiter le gouvernement ukrainien pour installer un régime pro-russe comme le pensent Joe Biden malgré les efforts diplomatiques de l’UE. Dans son rôle de président en exercice de l’Union européenne, s’est entretenu il y a quelques jours avec le patron du Kremlin.
Les efforts soutenus du président français n’ont abouti à rien. Et comme l’a reconnu le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il déplore une aide lente « Nous défendons notre liberté, notre terre. Nous avons besoin d’une aide internationale efficace », a indiqué le dirigeant. Une assertion à la compréhension double. Volodymyr Zelensky laisse ainsi entendre que les mesures prises par l’Union européenne jusqu’ici contre la Russie à savoir la limitation de l’exportation de certaines ressources et certaines plateformes sont sans effet au regard des intrusions russes dans les plateformes bancaires de l’Ukraine. Il suggère notamment l’annulation des visas pour les Russes, la déconnexion du réseau bancaire, l’isolement total de la Russie, l’embargo sur le pétrole entre autres mesures fermes.
Le président a la conviction qu’un dialogue véritable avec la Russie sera plus efficace. Comment comprendre que l’Europe si faible devant les challenges qui l’interpellent au premier chef veuille s’ériger en donneuse de leçon en Afrique. Le scénario de la crise malienne est encore frais dans les mémoires. La France et ses alliés ont voulu imposer leurs idées aux populations maliennes en dramatisant le projet du gouvernement de transition ; c’était en ignorant la ferme volonté des populations à se mobiliser pour contester l’infantilisation de leur pays. Voilà la même France et ses alliés qui semblent tétanisés devant le tourment des Ukrainiens. Comme dirait un sage africain, avant de balayer la cour de l’Afrique, l’Europe doit se rassurer d’avoir balayé sa propre cour.



