
Cameroonvoice a appris que les deux médias du groupe France Médias Monde ont été bloqués ce jeudi 3 août 2023 ; France 24 et RFI sont montés au créneau après cette mesure.
Suspension
C’est dans l’après-midi de ce 3 août que la suspension de France 24 et RFI a été actée au Niger une semaine après le coup d’Etat qui a occasionné l’éviction de Mohamed Bazoum. Les nouveaux dirigeants militaires ont donné l’ordre que les signaux des deux chaînes françaises soient interrompus.
Leurs programmes sont mis sous cloche alors que la France est justement vomie par l’essentiel de la population du Niger ; dans des séquences devenues virales sur la toile, on a vu des Nigériens incinérer des drapeaux français comme pour marquer leur rupture avec Paris.
Ce désamour est motivé par le fait que les ententes la France et le Niger sur plusieurs plans sont remises en cause notamment sur les plans sécuritaires, l’exploitation de l’Uranium entre autres. C’est un véritable coup dur pour le groupe de presse rattaché au ministère des affaires étrangères français, dont la mission sibylline est de redorer l’image et la suprématie de la France au-delà de ses frontières.
Au Niger, RFI dispose de 7 relais FM, de la diffusion en ondes courtes de ses programmes en français, en haoussa et en fulfulde, ainsi que de plusieurs satellites (en clair sur les satellites SES 5, Eutelsat 16 A et SES 4). Un réseau de 44 radios partenaires diffuse également ses programmes en français, en hausa et en fulfulde, ainsi que sur plusieurs satellites (en clair sur SES 5, Eutelsat 16 A et SES 4).
Bis repetita pour France 24 et RFI
Naturellement, la réplique de France Médias monde a été immédiate. Le groupe dénonce « décision prise en dehors de tout cadre légal ou conventionnel privant ainsi davantage les citoyens de la région de leur accès à une information libre et indépendante », pour reprendre le communiqué rendu public à ce sujet.
Cet incident fait suite à d’autres cas de censure dont ont été victimes RFI et FRANCE 24 au Mali et au Burkina Faso au cours des derniers mois. Le groupe réaffirme son attachement à la liberté de l’information et à la sécurité de ses journalistes.



