L’article a été publié ce jeudi 08 juillet avec pour titre : « Cameroun : Maurice Kamto peut-il s’affranchir des talibans ». Une volonté affichée de démontrer que le leader du Mrc est piégé dans une impasse dont il ne se sera pas évident de s’en sortir. Le vocable « Taliban » a pris de l’ampleur au fort de la présidentielle de 2018. Il avait utilisé pour désigner les soutiens de l’homme politique. Plusieurs observateurs de l’actualité politique du Cameroun y voient une manière inappropriée d’appréhender les choses, qui traduit ouvertement un manque de culture politique. C’est sans doute pour cette raison que Jeune Afrique parle de « s’affranchir ». De l’avis de Laziz Nchare militant de l’UDC il s’agit là d’une manipulation dans le but de discréditer la formation politique du président du Mrc.
Voici l’intégralité de sa sortie ce 8 juillet
« Le titre de Jeune Afrique est une conspiration contre Maurice Kamto et sa sa formation politique ». Battons-Nous Fermement Contre La Stigmatisation Et Des Stéréotypes Idéologiquement « Tribalistes » !Que l’on soit clair ! Les termes comme : « tontinards », « Talibans », «Sardinards», «Moutons du Nord», «Serpents à deux Têtes=Traîtres», « Nkwa’a», «Anglofou», «anglobami»; «les cabris» etc dans les discours politiques sont toutes des stéréotypes tribalistes essentiellement exploités pour disqualifier les citoyens Camerounais de la compétition politique. Ceux qui vous qualifient de cette façon n’ont qu’un seul objectif, vous disqualifier de la scène nationale pour vous confiner à la seule sphère clanique ou tribale et enterrer votre probable triomphe national sur le terrain politique. C’est une technique mieux exploitée par les idéologues du RDPC depuis 1990.
Les journaux des années de braises ont ainsi injustement taxé le Dr. Adamou Ndam Njoya de regretté mémoire de « traitre », ce titre de Jeune Afrique qui l’invite indirectement de s’affranchir de ses « Talibans» est une conspiration contre lui et sa formation politique. Nous condamnons fermement ce genre de discours discriminatoire irresponsable et crapuleux !
Le lanceur d’alerte Boris Bertolt a également commenté cette publication. Il regarde de haut l’article écrit par le Camerounais Franck Fouté qui manque de culture politique à lui en croire également « Foute, si tu avais un peu de culture politique tu aurais compris que l’expression Taliban dépend du point de vue par lequel le sujet est abordé. Même en Afghanistan ceux que les occidentaux considèrent comme talibans sont considérés par d’autres comme des résistants, des libérateurs. Tout dépend du point de vue par lequel on aborde le sujet. Qualifier donc des militants politiques de taliban c’est s’aligner sur les idéologies haineuses diffusées par certains individus contre Maurice Kamto », a-t-il commenté sur sa page Facebook.
Pour Boris Bertolt, si Franck Fouté avait eu le niveau il aurait su que « ceux qui ont vulgarisé ce concept ne cachent pas leur haine à l’égard de Maurice Kamto. Et que ce concept s’est inscrit dans une entreprise savamment orchestrée de diabolisation des partisans de Maurice Kamto et son leader. » et d’ajouter que « Le problème de beaucoup de journalistes au Cameroun c’est qu’ils ne lisent pas, ils sont très peu cultivés et ne font pas le travail quotidien de monitoring leur permettant d’avoir la lisibilité sur des sujets politiques. » Si le lanceur d’alerte avait des doutes sur la légèreté de ce journaliste, cette publication problématique « après le succès du meeting de Paris samedi dernier » vient confirmer sa « misère intellectuelle ».



